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Les maladies de l'olivier

Un grand merci à Jean-François Denis (www.jfdenis.fr) auteur de la plupart de ces magnigiques photos.

Les maladies

  

 

L’OEIL DE PAON OU CYCLOCONIUM

  Spilocea oleagina

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Le Cycloconium est un champignon qui se conserve sous forme de conidies (spores) sur les feuilles tombées au sol ou sur l’arbre, pendant l’hiver.

La dissémination des conidies se fait presque exclusivement par la pluie. L’œil de paon se manifeste par des tâches circulaires de 2 à 10 mm de diamètre qui varient du blanc-gris au brun-noirâtre allant jusqu’au jaune-orangé à la surface des feuilles suffisamment âgées.

Le développement est possible entre 9 et 25° C avec une température optimale entre 16 et 22° C, avec une période d’incubation de 2 à 15 semaines. Deux époques sont favorables à son développement au printemps et à l’automne.

Plus rarement, on peut observer des attaques sur le pédoncule de l’olive.

 

Dégâts occasionnés

  •  Défoliation qui peut être importante voire totale
  •  Affaiblissement de l’arbre
  •  Retard de maturité et baisse de rendement
  •  Si attaque au niveau du pédoncule, l’olive sèche, se ride et chute prématurément, perte de récolte

 

Stratégies de lutte

  •  Faire une estimation à la fin de l’hiver
  •  Un traitement préventif est recommandé
  •  Produits utilisés le cuivre, bouillie bordelaise, le mancozèbe

 

Attention, l’application d’une dose importante sur les boutons floraux, se manifeste par une coulure des fleurs environ 15 jours après l’application.

Nota : Le manque d’aération de l’arbre, la présence de brise-vent, une irrigation tardive notamment dans les vergers enherbés favorisent l’apparition du Cycloconium. Certaines variétés sont plus sensibles, comme la Tanche, la Grossane, le Cailletier, la Lucques et l’Aglandau.

 

 

 

LA FUMAGINE

 

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La fumagine est un complexe de champignons qui se développent sur des supports sucrés. C’est une des conséquences du miellat des cochenilles ou du psylle. La fumagine se développe sur les gouttes de miellat puis gagne toute la surface de la feuille, puis des rameaux si la population des ravageurs est importante.

 

 

 

Dégâts occasionnés

 

  • Empêche la photosynthèse

 

  • Affaiblissement de l’arbre

 

Stratégies de lutte

 

  • Réduire la population des ravageurs et particulièrement la Cochenille

 

  • Tailler les rameaux couverts de fumagine

 

  • Même traitement que pour l’œil de paon, le cuivre.

 

 

 

 

 

LA VERTICILLIOSE

 

 Verticullium dahliae

 

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Le champignon responsable de la Verticilliose peut se conserver jusqu’à 10/15 ans dans le sol. Il pénètre par les racines de l’arbre puis progresse dans l’arbre véhiculé par la sève, créant des lésions et produisant des toxines.

 

On peut reconnaître la manifestation de la Verticilliose par :

 

  • Dessèchement sectoriel de l’arbre (quelques rameaux, une branche, une charpentière mais aussi parfois l’arbre entier.

 

  • Enroulement des feuilles en gouttière vers la face inférieure après avoir pris une teinte grise puis brune.

 

  • Couleur brun-rougeâtre du bois qui progresse de l’extrémité vers la base du rameaux atteint.

 

  • Sortie importante de rejets au pied de l’arbre ou à la base de la branche concernée.

 

  • Tache triangulaire dans la coupe

 

 

 

Dégâts occasionnés

 

  • Dépérissement rapide des branches : les feuilles restent attachées

 

  • Dépérissement lent des inflorescences : les fleurs sèchent et restent attachées

 

  • Perte de vigueur et de production

 

  • Mortalité de l’arbre

 

 

 

Stratégies de lutte

 

  • Pratique culturale limitant la vigueur de l’arbre : taille et fertilisation légère, peu ou pas d’irrigation ; azote

 

  • Eviter le travail du sol (champignon contenu dans le sol)

 

  • Constituer un enherbement n’hébergeant pas le champignon. Favoriser les graminées notamment avant la plantation.

 

  • Couper les branches atteintes dès l’apparition des symptômes afin de limiter la propagation

 

 

 

Nota :

 

Certains facteurs sont favorisants : le précédent cultural (maraîcher, fruitier à noyau, luzerne), la flore adventice (mauvaise herbes notamment les chénopodes, les amarantes, la morelle noire et les séneçon qui peuvent servir de relais), la vigueur de l’olivier et certaines variétés plus sensibles comme la Verdale de l’Hérault et des Bouches du Rhône, la Tanche et la Colombale Lucques.

 

Une température élevée et des conditions humides ² observation souvent des symptômes au printemps et à l’automne.

 

 

 

 

LE BRUNISSEMENT DES OLIVES


brunissement1.jpg  brunissement2.jpg

 

Le brunissement des olives est l’attaque d’un complexe de champignons qui s’installe sur des arbres :

  • en déséquilibres : excès d’azote et carence de calcium,
  • d’une forte vigueur
  • avec une charge faible en fruits
  • carencés en Bore
  • lors d’irrigation et de stagnation de l’eau dans le sol au moment de la maturation de l’olive
  • de conditions climatiques favorables : température douce + humidité
  • Sur des variétés sensibles : Salonenque, Aglandau, Tanche et Bouteillan

  Dégâts occasionnés

  •  développement sur l’extrémité distale de la drupe qui gagne progressivement toute l’olive
  •  pourrissement précoce de l’olive
  •  chute prématurée

 

Stratégies de lutte

Pas de traitement possible, il faudra donc mettre l’accent sur la pratique culturale.

  • Eviter les excès d’eau par un rationnement de l’eau au moment de la nouaison et réduire la stagnation dans le sol en favorisant l’implantation  d’un enherbement.
  •  Limiter les calibres en modérant l’irrigation en été
  • Par contre pratiquer une irrigation soutenue avant et pendant la floraison afin d’améliorer la fructification.
  • Appliquer du bore par voie foliaire avant la mise à fleur
  • Augmenter les apports de phosphore au printemps
  • Limitation des apports de potassium, d’ammoniaque et de magnésium en fin de printemps et en début d’été
  • Réduire les apports d’azote
  • Elimination des gourmands après la nouaison
  • Favoriser l’alternance en taillant sévèrement une année sur deux
  • Récolter en priorité les variétés sensibles et les arbres peu chargés

 

 LE CHANCRE BACTERIEN OU BACTERIOSE

(ou gale de l’olivier)

 Pseudomonas savastanoï

          chancre1.jpg  chancre2.jpg  chancre3.jpg   

 

La Bactériose est peu répandue sur l’olivier, excepté sur des variétés sensibles comme le Cailletier et le Cayet Roux en France.

 Dégâts occasionnés

  • Tumeurs sur les rameaux et les bois des branches, charpentières et tronc
  • Possibilité d’éclatement de l’écorce
  • Mort des branches et des bourgeons
  • Affaiblissement de l’arbre

Cependant la survie de l’arbre et la production de fruits sont assez peu affectées.

 Stratégies de lutte

  • Ne pas enlever les nodules
  • Eviter les blessures
  • Cicatriser les plaies de taille
  • Traiter après la grêle
  • Désinfecter le matériel de taille (javel ou alcool à brûler)
  • Tailler les arbres sains avant les arbres atteints
  • Brûler les bois de taille atteints
  • Ne pas cueillir les fruits mouillés (la présence d’eau et des température entre 22 et 25° C sont des facteurs favorisants)

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